Wudang-France avec Maître Tian Li Yang

Maître Tian Liyang
Maître Tian Liyang

Tian Li Yang est né en 1970 dans une famille paysanne du HuBei.

Il quitte sa famille à 14 ans pour étudier les arts martiaux et se tourne d’abord vers les « Arts Externes » de Shao Lin.

En 1988, il assiste aux Monts Wu Dang à une cérémonie taoïste où il rencontre You Xuan De, maître taoïste. Celui-ci le choisit comme disciple et Tian Li Yang entre dans l’école Zhen Yi (« l’Un Véritable »), la plus ancienne école taoïste.

Après plusieurs années de formation auprès de son maître, Tian Li Yang est désigné par l’Association Taoïste de Chine pour diriger une école de Nei Wu Shu (Arts Martiaux Internes). Il devient enseignant de Tai Ji Quan, Tai Ji Jian, Tui Shou, Ba Gua Zhang, Xing Yi Quan et de diverses pratiques de Qi Gong. Son maître You Xuan De, voyant la qualité de son enseignement, lui confère le titre de « Maître » tel qu’il se doit dans la tradition taoïste.

Depuis lors, il enseigne à ses propres disciples et à des petits groupes d’élèves venus de tous pays qu’il reçoit dans son école située aux pieds des Monts Wu Dang. Il est invité annuellement à enseigner en Europe : Allemagne, Belgique, Angleterre, Autriche, Hollande, etc. et a eu l’occasion de s’adapter aux demandes particulières des occidentaux.

Les enseignements de Maître Tian Li Yang​

Le Qi Gong

Le Qi Gong a 2500 ans d’histoire.

Au départ, « ils » recherchaient simplement à dégager par certains mouvements les maladies telles que les rhumatismes, provoquées par l’humidité chez les personnes demeurant à proximité des rivières.

En pratiquant ces mouvements, ils ont observé que « quelque chose» bougeait dans le corps. Sans comprendre de quoi il s’agissait exactement, ils ont nommé phénomène Qi. Au départ, le Qi Gong s’est développé comme un ensemble de mouvements permettant de développer l’énergie.

On appelle ces mouvements Dao yin ou Tao yin ( Japon et Corée: Do-in).L’expérience, au fil du temps, a montré que l’on pouvait diriger l’énergie par la conscience et que la pratique de la respiration aidait aussi la circulation de l’énergie.

On a ainsi progressivement trouvé les méthodes de Qi Gong basées sur trois conditions: la position du corps, la respiration et le contrôle de la conscience. C’est sur ces bases que l’on peut développer l’énergie intérieure.

Le terme « Qi Gong » est seulement utilisé depuis les années 50 en Chine, pour qualifier l’ensemble des techniques énergétiques. Parfois, nous le retrouvons sous le terme occidental de « gymnastique chinoise ».

Le Qi Gong regroupe des centaines d’enchaînements, qui se sont transmis de génération en génération de manière secrète au sein des familles chinoises

Le « Qi gong » de santé, ainsi que le Taijiquan ou « Tai chi chuan », est représenté par de multiples tendances, écoles ou styles, ayant leurs propres particularités. Il existe, par exemple, des écoles basées sur la reproduction de mouvements offensifs ou défensifs des animaux tandis que d’autres se basent sur une position plus statique. Ce qui peut se faire tant dans le principe qu’en réalité.

Maître Tian Liyang
Maître Tian Liyang

Les 5 Pas et les 6 Mouvements de base

Les exercices de base (5 pas et 6 mouvements) sont primordiaux pour accéder à la pratique :l’accent est mis sur l’équilibre , la coordination corporelle , les orientations dans l’espace, les variations autour du yin et du yang etc. L’être se transforme dans la détente permanente, la constance de la présence et dans la joie naturelle.

L’objectif de la pratique : apprendre à se mouvoir dans la quiétude et la douceur.

Les 6 sons de guérison

Cette pratique vise à harmoniser les émotions et les organes internes.

Elle se sert de la respiration et de la visualisation.

Tu Gu Na Xin : chassez l’ancien, accueillir le nouveau.

Les 5 animaux (Wu Xin QI)

Cet enseignement inspiré par le célèbre médecin Hua Tuo a pour objectif de renforcer l’ensemble du système musculo-tendineux et la vitalité générale . Les exercices imitent les qualités de nos amis les animaux : cerf , oiseau, ours , singe , tigre , cerf .

Maître Tian Liyang
Maître Tian Liyang

La petite circulation céleste

Elle correspond à la pratique reine du système taoïste.

L’apprentissage progressif des différentes étapes de transformation permet d’accéder à la paix et à l’unité du corps – esprit.

Avec la Conscience originale et l’art des Souffles, le pratiquant se régénère et alchimise son monde intérieur.

En posture assise ou debout, dans le calme et le Silence, la pratique permet de diriger l’énergie dans le corps et de retrouver le goût de la Source originelle de la Vie.

Le Tai Ji Quan

Zhang-Sanfeng

D’après la Légende , le fondateur du Tai Ji Quan, Zhang Sanfeng, moine taoïste et alchimiste vivait dans les montagnes du Wudang.

Il développa les fondements de la philosophie taoïste ainsi que les transformations du yin etdu yang, les 13 postures de base du Tai Ji Quan ( synthèse des 5 pas et des 8 mouvements).

La forme originelle de Tai Ji des monts du Wudang se compose de 64 mouvements correspondants aux 64 hexagrammes du Yi Jing.

Le style du Wudang permet ressentir la quintessence, l’harmonie du corps et de l’esprit.

Détente, douceur, et fluidité en permanence sont les grands principes de cette pratique millénaire.
Les premiers philosophes taoïstes comme Lao Zi (vers 500 av. J.-C.) pratiquaient une série d’activités physiques très proches du tai-chi-chuan, sous la dénomination wu-wei-wu, « agir-sans-agir ». Le chapitre 69 du Tao-te-king mentionne : « On dit justement qu’il marche sans voyager, qu’il résiste sans (se servir de) bras, qu’il projette un adversaire absent, qu’il tient sans soldats. »

C’est ce mélange de philosophie et de techniques physiques qui rendent ces premiers textes taoïstes si étranges aux Occidentaux. Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine du tai-chi-chuan en tant que tel.

Le tai-chi-chuan en tant qu’art martial interne insiste sur le développement d’une force souple et dynamique appelée jing (劲), par opposition à la force physique pure li (力).

Une des règles du tai-chi-chuan est le relâchement song (鬆), ou plus précisément fangsong (放鬆), avec l’idée du relâchement naturel des cheveux. Ce relâchement garantit la fluidité des mouvements et leurs coordinations. Un mouvement du poing prend naissance à la taille, se prolonge par l’épaule, puis par le bras. Les muscles sont utilisés d’une façon coordonnée et la force pénétrante provient d’une contraction rapide lors de l’impact.

Maître Tian Liyang

Le tai-chi porte une attention particulière à l’enracinement. L’énergie doit aussi s’élancer des « racines » que constituent les pieds, puisque ce sont généralement eux qui, dans la majorité des cas, vont amorcer le coup que transmettra la main, ou tout autre partie frappante. On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige et la main transmet ». L’énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d’être émise par les mains.

Le tai-chi-chuan est un qi gong. Il implique un travail sur l’énergie interne et non sur la force musculaire. C’est pourquoi l’entraînement du tai-chi-chuan est tout d’abord exécuté lentement pour sentir les flux du souffle vital qi, en vue d’exercices d’alchimie interne plus approfondis. Le centre de gravité et la respiration doivent être abaissés au niveau de l’abdomen, au dantian inférieur.

 

 

Le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fajing – libération de l’énergie – d’abord d’une manière modérée afin de préserver ses articulations, puis d’une façon de plus en plus explosive.

Les exercices de poussées de mains permettent d’appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée, par exemple pour démarrer.

Les applications peuvent être exécutées de différentes manières :
des coups frappés aussi bien avec les pieds ou les genoux que les mains ou les coudes. Même si l’usage des pieds s’avère difficile à mettre en pratique pour le corps à corps.
les chin-na (擒拿) qui sont en fait des clefs que l’on retrouve en aïkido ou en ju-jitsu.
des pressions sur les cavités pour provoquer des blocages respiratoires ou sanguins.
des pressions sur les points d’acupuncture qui peuvent gêner la course de l’énergie vitale et entraîner des troubles à l’organisme (état mental, destruction des organes internes, K.O., voire la mort). Il s’agit du plus haut degré de maîtrise.

Tai_Chi_Chuan

Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues, mais il existe des formes de tai-chi avec éventail, poignard, épée, bâton, sabre, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d’expérience.

Une fois la relaxation song installée, le pratiquant va développer le pengjing ou force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé. Une partie bouge, tout le corps bouge ; une partie s’arrête, tout le corps s’arrête. Le pengjing est la force caractéristique du tai-chi ; on peut lui trouver une analogie avec une boule élastique. Frappez la boule et votre coup sera retourné contre vous. Plus simplement, le tai-chi contrôle les mouvements en exerçant des forces tangentielles ou de rotation.

Lors des frappes, l’énergie est tout d’abord concentrée dans le dantian (下丹田), qui est un des points d’énergie (plus connus sous le nom de « chakras »), situé deux pouces en dessous du nombril (équivalent au second chakra) et un en profondeur, puis est libérée, accompagnée d’une onde de choc propagée par l’ondulation des articulations du pratiquant, tel un fouet. On appelle cela faire jaillir la force ou fajing (发劲).

Le tai-chi porte une attention particulière à l’enracinement. L’énergie doit aussi s’élancer des « racines » que constituent les pieds, puisque ce sont généralement eux qui, dans la majorité des cas, vont amorcer le coup que transmettra la main, ou tout autre partie frappante. On dit parfois, « le pied donne le coup, la hanche dirige et la main transmet ». L’énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d’être émise par les mains.

Le tai-chi-chuan est un qigong. Il implique un travail sur l’énergie interne et non sur la force musculaire. C’est pourquoi l’entraînement du tai-chi-chuan est tout d’abord exécuté lentement pour sentir les flux du souffle vitale qi, en vue d’exercices d’alchimie interne plus approfondis. Le centre de gravité et la respiration doivent être abaissés au niveau de l’abdomen, au dantian inférieur.

Le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et pratiquera les fajing – libération de l’énergie – d’abord d’une manière modérée afin de préserver ses articulations, puis d’une façon de plus en plus explosive.

Les exercices de poussées de mains permettent d’appliquer les principes du tai-chi avec un partenaire et ceci de manière progressive : rester relaxé (song) sur une poussée, par exemple pour démarrer.

Les applications peuvent être exécutées de différentes manières :
– des coups frappés aussi bien avec les pieds ou les genoux que les mains ou les coudes (même si l’usage des pieds s’avère difficile à mettre en pratique pour le corps à corps).
– les chin-na (擒拿) qui sont en fait des clefs que l’on retrouve en aïkido ou en ju-jitsu.
– des pressions sur les cavités pour provoquer des blocages respiratoires ou sanguins.
– des pressions sur les points d’acupuncture qui peuvent gêner la course de l’énergie vitale et entraîner des troubles à l’organisme (état mental, destruction des organes internes, K.O., voire la mort). Il s’agit du plus haut degré de maîtrise.

Le tai-chi-chuan se pratique généralement à mains nues, mais il existe des formes de tai-chi avec éventail, poignard, épée, bâton, sabre, que le pratiquant pourra apprendre après quelques années d’expérience.

Xiao Yao Zhang

Cette forme courte, dynamisante, vivifiante se compose de 35 mouvements, véritable concentré des trois arts martiaux internes du Wudang :

*le tai chi chuan : l’étude de la détente , de la fluidité et du souffle,

*le ba gua zhang : l’art des spirales (alternance de souplesse et de puissance),

*le xing yi quan : la pratique de la force explosive (fa jin).

Ba Gua Zhang/Xing yi Bagua

Maître Tian Liyang
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La main des 8 trigrammes.

Le Ba gua Zhang fait partie des trois arts martiaux internes chinois majeurs (avec le Tai Ji Quan et le Xing Yi Quan).

Le principe de base est l’étude de la force spiralée (application pratique des principes de mutation du Yi Jing).

Les marches se font sur un cercle et correspondent aux 8 trigrammes en relation avec 8 animaux

(hirondelle, aigle, ours, singe dragon, singe, tigre, cheval).

Par un « essorage » tridimensionnel des chaînes myofasciales , le pratiquant arrive à développer une énergie nouvelle correspondant au niveau des merveilleux vaisseaux en acupuncture.

Epée

Dans le prolongement de la pratique du Tai JI Quan, l’épée de nature Yang est une technique subtile qui se manifeste par des mouvements fluides et souples.

L’accent est porté par la voie de l’esprit (discernement) et sur l’éveil de la conscience (shen)

Maître Tian Liyang
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